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France : Le chemin de fer de l’an 2000

samedi 14 mars 2026, par Rixke

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La « Revue générale des Chemins de fer » a publié sur le thème « comment seront organisés les chemins de fer de l’an 2000 », le texte d’une conférence de M. Roger Guibert, directeur général de la SNCF.

« Le trafic des voyageurs, prévoit notamment M. Guibert, sera limité aux dessertes de banlieue et au trafic »intervilles« de rapides et express. Celui-ci, acheminé à des vitesses de 140 à 200 km-h sur le réseau ancien, utilisera sur des relations à très fort trafic (environ 5000 km de lignes en Europe occidentale) des infrastructures nouvelles permettant d’atteindre 300 km-h. »Le nombre des gares desservies par rapides ou express sera diminué de moitié, les gares conservées devenant des centres de correspondance routière avec les services d’autocars ou avec la voiture individuelle, mise au parking des gares, louée sans chauffeur ou arrivant par wagon.

« Les services de banlieue seront étoffés en relations, gares, navettes, capacité des voitures (voitures à étages), de façon à limiter à des parcours de très faible durée (dix minutes au maximum) le transport des voyageurs debout. Certaines relations (dessertes d’aéroports) utiliseront des techniques nouvelles comme l’aérotrain ou l’Urba. »Les trains de marchandises, dont le tonnage pourra, sur certaines relations, atteindre 5000 à 6000 tonnes, desserviront un réseau plus étendu qu’actuellement, les fermetures de lignes à très faible trafic étant plus que compensées par la création d’embranchements et de voies-mères d’embranchements.

« Les gares ouvertes au trafic de charges complètes, dont le nombre sera réduit de plus de moitié, constitueront des centres de correspondance routière pour l’acheminement par camions des containers. Quant aux gares ouvertes au trafic des colis, elles ne seront plus qu’un petit nombre (une cinquantaine en France) : ce seront des gares-centres échangeant par navettes les wagons de détail (les transbordements intermédiaires disparaissant) et se prolongeant par les circuits de desserte, un grand nombre de relations étant d’ailleurs assurées plus économiquement par route de centre à centre ».


Source : Le Rail, septembre 1972