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Le martyre du « navetteur »
dimanche 16 novembre 2025, par
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Sous ce titre, le Newsweek du 18 janvier dernier décrivait le cauchemar que vit chaque jour le « navetteur » américain parce qu’il est démuni de bons moyens de transport collectif. Nous savons ce qui nous attend si on ne prend pas des mesures radicales pour éviter cet enfer où « aller au travail est une entreprise abominable ».
Epinglons cette phrase : « Une des raisons pour lesquelles la conquête de la lune s’est révélée relativement plus aisée, c’est que les Américains semblent penser (Dieu sait pourquoi) que c’est une entreprise plus noble de faire faire à trois hommes un voyage d’un million de miles que de faire faire à un million d’hommes un voyage de trois miles ».
La concentration urbaine des lieux de travail ne cesse de croître en immeubles-tours. Il faudra transporter de plus en plus de voyageurs vers les grands centres. Chez nous, heureusement, l’Etat, outre la construction de réseaux métropolitains à l’intérieur des villes importantes, soutient le développement de lignes ferrées dans ces agglomérations mêmes et dans leur voisinage immédiat. On avait eu tendance, il y a quelques années, à abandonner les lignes secondaires ; on s’aperçoit que le rail peut résoudre le plus socialement possible les problèmes nouveaux de transport à courte distance.
Les circonstances ont tellement changé qu’il ne peut s’agir d’un retour au passé. Les cheminots belges vivent une nouvelle jeunesse : ils sont au service d’une entreprise tournée vers l’avenir, un avenir où l’on ne souffrira pas l’enfer du banlieusard américain.
Source : Le rail, septembre 1971
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