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France : Une explication de « S.N.C.F. »
jeudi 1er février 2024, par
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A la fin des « Confidences de Madame X... », chapitre XVIII, de Les Français sont drôles, par Hervé Lauwick, nous lisons ceci :
"Et tu as pu renoncer à l’automobile ?
– Bien sûr. Dans Paris, elle ne me rend plus aucun service, je ne peux plus stationner nulle part. Alors je prends des taxis. Je les prends surtout pour aller à la gare, aérienne ou autre, si j’ai des déplacements à faire pour des congrès, des voyages... Je prends l’avion. Jusqu’à preuve du contraire, jamais une Caravelle ne m’est encore entrée dans la figure. Jamais je n’ai vu une Caravelle ou un Boeing conduit par un fou qui n’a pas dormi depuis Nice, et qui a bu toutes les demi-heures !
– II y a aussi un truc, lui dis-je, que je vais t’indiquer. C’est la S.N.C.F. Ces gens-là ont des engins qui roulent sur des rails, c’est absolument merveilleux. Ils marchent à des moyennes de 100 à 120 à l’heure...
– Ce que je ne pourrais sûrement pas faire sur la route.
– Et tu peux travailler, lire, déjeuner pendant que tu roules, tu as un million de chances sur un million d’arriver.
– Oui, et intact !...
– La nuit, tu peux voyager en dormant. Tu réalises une moyenne élevée en parfaite sécurité, on n’a jamais vu un train déraper ni crever un pneu ; crois-moi, si les chemins de fer avaient été inventés après l’automobile, tout le monde, par sécurité, par désir d’une vitesse supérieure, par confort surtout, aurait renoncé à l’auto !
C’est d’ailleurs de là, mon vieux, que viennent les initiales S.N.C.F. : sans nous casser la figure..."
Source : Le Rail, juillet 1966
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