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URSS : La voie ferrée du Caucase

mercredi 30 avril 2014, par Rixke

En URSS, les républiques transcaucasiennes sont actuellement reliées à la partie européenne du pays par deux lignes de chemin de fer distinctes. La première, à voie unique, s’étire sur une étroite bande de terre flanquée entre la mer et les montagnes. Jadis, l’exploitation de ce tronçon convenait parfaitement aux besoins de la région.

Aujourd’hui, le trafic ferroviaire s’intensifie de plus en plus, alors que les possibilités d’expansion de la ligne restent nulles. L’étroitesse de la bande côtière interdit tout aménagement d’un second tracé. La deuxième ligne, à voie unique également, passe par Bakou. Elle est beaucoup trop longue et s’avère peu rentable, considérant le trajet à parcourir. En raison du développement agricole et industriel et de l’éclosion de nouvelles stations balnéaires dans cette région aux conditions physiques et climatiques favorables, les spécialistes s’attendent, dans un avenir rapproché, à une intensification importante du trafic ferroviaire.

Aussi, afin de réduire considérablement les temps de parcours entre la partie européenne du pays d’une part et l’Arménie, ainsi que la Géorgie orientale d’autre part, la construction d’une troisième ligne à double voie alors a été décidée. La longueur du nouveau tracé sera inférieure de 180 km à celle de la voie du littoral et de 850 km à celle de la ligne précaspienne. La voie débutera à Ordjonikidze, capitale de l’Ossétie du nord, traversera la chaîne montagneuse du Caucase et finira à Tbilissi, capitale de la Géorgie. Son établissement représente une tâche technique non négligeable en raison de la rigueur du climat et de la géologie. Les ponts et les galeries constituent 65 km du parcours avec un volume de travaux de terrassement dépassant les 20 millions de m³. A lui seul, le tunnel de Peveralvy atteindra une longueur de 23 km. La construction de la ligne contribuera à la mise en valeur et au développement des régions de la Géorgie, de la Tchétchéno-Ingouchie et de l’Ossétie du nord.


Source : Le Rail, novembre 1985